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dimanche 26 juillet 2026

 En Bretagne, on se prépare à lutter contre les incendies qui se multiplient un peu partout. Une énorme coque de flotteur est sortie de l’usine Multiplast, le jeudi 23 juillet, à Vannes. Elle va être utilisée pour donner naissance au premier bombardier d’eau amphibie français.

Une belle pièce en carbone qui pèse entre 400 et 500 kilos, qui mesure 18 mètres de long, deux mètres de haut et près de deux mètres de large

L’ entreprise Multiplast est spécialisée dans les matériaux composites. Elle est une référence dans la construction de bateaux, de maxi-trimarans de course, mais cette fois, les équipes travaillent pour l’aéronautique, et c’est une innovation importante. Leur flotteur va être utilisé pour donner naissance au premier bombardier d’eau amphibie français pour renforcer la lutte contre les incendies. 

Ce projet a été imaginé par la société Positive Aviation, présidée par Laurent Schmitt. "Cette coque va rentrer en assemblage, à Nantes, pour former un flotteur, dit-il. Et une fois ce flotteur assemblé, dans deux mois, ce flotteur va être transféré à Toulouse, où il sera équipé de trains d'atterrissage et ensuite installé sous un avion de ligne, un ATR72, car non, il n’y a pas qu’Airbus à Toulouse !!

Cette transformation donnera lieu, d'ici la fin de l'année, au FF72, doté des mêmes capacités que les Canadairs." 

Il pourra transporter huit tonnes d'eau, et ses réservoirs pourront se recharger en douze secondes à la surface d'un lac, d'une rivière ou de la mer, pour larguer cette eau afin de "souffler les incendies". 

Le FF 72 sera mis en service à l'été 2029 aux États-Unis. Une société privée américaine en a déjà commandé dix. Ce n'est pas le choix de la France qui mise sur les Canadairs, et c'est un regret pour Yann Penfornis, le directeur général de Multiplast. "Aux États-Unis, ce sont des sociétés privées qui se chargent de la lutte contre les incendies, précise-t-il. On peut imaginer qu'à Los Angeles, le riche propriétaire pourra demander à ce que son quartier soit arrosé et pas le quartier d'à côté. Heureusement, en France, cela ne fonctionne pas comme ça. C'est la sécurité civile qui s'occupe de tout ça et je pense que ce bombardier d'eau peut être une corde de plus à l'arc de la sécurité civile."

Dès 2030, douze bombardiers d'eau sortiront de leur usine chaque année et ils devraient coûter deux fois moins cher que les Canadairs.



Les plages du Débarquement de Normandie sont désormais inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO, depuis aujourd'hui, dimanche 26 juillet 2026. Les cinq plages d'Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword, ainsi que la pointe du Hoc, théâtre du Débarquement allié en juin 1944, étaient en lice parmi 29 sites présélectionnés pour intégrer la liste des lieux classés par l'organisme des Nation unies pour le patrimoine, dans la catégorie des biens culturels.

Le comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, réuni en ce moment en Corée du Sud, pour sa 48e session, vient d'accéder à la demande portée par le conseil régional de Normandie.

Ces plages "sont directement et matériellement associées au débarquement (...) qui a joué un rôle décisif dans la libération de l'Europe occidentale de l'occupation nazie", a rappelé une représentante du Conseil international des monuments et des sites de l'UNESCO. Cet ensemble de lieux "commémore symboliquement l'immense sacrifice humain qui a été fait pour renverser une occupation autoritaire bien ancrée en Europe", a-t-elle ajouté.

"Cette décision nous oblige à conserver ce bien, nous oblige à le protéger, nous oblige à le chérir toujours plus et à le valoriser", a déclaré Hervé Morin, le président du conseil régional normand, depuis la session de l'UNESCO à Busan.

La candidature avait été formellement déposée en 2018, mais ce projet d'inscription au patrimoine de l'UNESO avait été initié lors d'une première demande infructueuse portée à partir de 2008. À l’époque, le comité du patrimoine avait rejeté la candidature, ne voulant pas consacrer un site de guerre. "Le dossier a été confronté à deux difficultés : d’une part l’UNESCO refuse d’inscrire des champs de bataille car il y a un vainqueur et un vaincu, d’autre part le site concerné doit être viable, or les plages du Débarquement sont exposées à l’érosion", détaille Olivier Wieviorka, historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, dans un propos relayé par la Région Normandie ce dimanche.



Quand la marchandise des camelots est moins intéressante que leurs véhicules !




 

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