17H30,
samedi aprèm; départ du cruising, entre Agde et Cap D'Agde, pour
terminer sur le vieux port, autour d'un apéro. L'occasion de découvrir
encore d'autres véhicules pas vu sur le site, comme cette Cox conduite à droite restaurée partiellement, enfin à 50%, suivant le coté qu'on regarde !!
L'équipage de ce T2B Westy prouve qu'il n'y a pas d'age pour rouler en Aircooled !!!!
Bien avant les SUV modernes, la France avait déjà inventé la voiture des aventuriers du dimanche.
En 1980, la Talbot-Matra Rancho ne ressemblait à aucune autre. Avec ses protections noires, sa galerie de toit, ses projecteurs supplémentaires et son grand hayon vitré, elle donnait l’impression de pouvoir partir au bout du monde… même si elle restait une traction avant.
Construite sur une base de Simca 1100, la Rancho n’était pas un vrai 4x4. Mais Matra avait compris quelque chose avant tout le monde : les familles voulaient de l’espace, du style, de la polyvalence et surtout l’impression de vivre une aventure à chaque départ en week-end.
À son volant, on imagine les vacances, les routes de campagne, les vélos sur le toit, les bagages empilés à l’arrière et cette liberté simple des années 80. Elle n’avait pas besoin de franchir les déserts pour faire rêver : sa silhouette suffisait.
Aujourd’hui, la Rancho est reconnue comme l’une des grandes pionnières des véhicules de loisir. Une française atypique, attachante et pleine de personnalité, bien avant que le mot « SUV » ne devienne à la mode.
Rita Mitsouko sort son clip "Le Petit Train", qui
évoque de manière loufoque les trains qui menaient aux camps de
concentration allemands.
Voilà qui pourrait peut-être aider à comprendre un
peu l'univers des Rita Mitsouko, groupe de pop-rock mythique et déjanté
des années 1980. Le duo est avant tout le fruit d'une histoire d'amour.
Celle de Catherine Ringer, alors chanteuse
et actrice et Frédérin Chichin, musicien dans des groupes de punk et
rock. C'est aussi un mélange résolument atypique d'une multitude
d'influences musicales et visuelles.
En 1988, Les Rita Mitsouko sortent leur troisième
album, Marc et Robert, dans lequel figure le titre Le petit train. Une
rythmique entraînante aux accents funk, des synthétiseurs pour une
instru minimale et la voix fluette de Catherine
Ringer : comme le "petit train" qu'elle décrit, "roulant dans la
campagne", la chanson serpente, légère. Pourtant, très vite, un malaise
indescriptible s'installe. Est-ce le visage trop maquillé et figé des
musiciens ? Ou leur danse, d'inspiration indienne,
un peu trop appuyée ? Difficile, au départ, de comprendre d'où vient
cette étrange impression.
"Petit train / Où t'en vas-tu / Train de la mort /
Mais que fais-tu ?" Catherine Ringer, en sari, secoue les épaules
frénétiquement en prononçant ces paroles. Soudain, on comprend. Ce
"petit train" étrange, que l'on prenait au départ pour
une allusion délirante à un dessin animé, est en fait le train par
lequel des millions de gens furent déportés durant la seconde guerre
mondiale. Et parmi ces gens, il y avait, entre autres, le père de
Catherine Ringer. Interné à l'âge de 19 ans à Auschwitz,
il est déporté successivement dans 9 camps avant d'être libéré en 1945.
Tout au long du clip, c'est la danse qui l'emporte.
Une danse frénétique, presque macabre tant elle semble artificielle.
Comme dans le Kathakali, une forme de théâtre dansé originaire du sud de
l'Inde, l'expression des visages et des corps
est accentuée pour figurer les émotions. "Reverra-t-on une autre
fois/passer des trains comme celui-là ?" Le visage de Catherine Ringer,
tout en larmes silencieuses, implore le contraire.