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samedi 12 septembre 2026

Petit cruising tranquille en ricaine, façon Van Nuys Boulevard, mais dans Capbreton, août 2026



 

 À l’occasion du 82ème anniversaire des combats d’Estivareilles et de la Libération du département de la Loire, "Mémoires du Forez" nous donnait rendez-vous les 5 et 6 septembre à Montarcher (42) pour les "Journées du Maquis".

Pendant deux jours, le village a replongé dans l’atmosphère de cette période trouble et des heures décisives de la Libération de notre département, 82 ans après les événements.
Visites immersives à travers le village avec un groupe de Maquisards, scènes d'action avec capture de soldats Allemands, expos dans les maisons, levée et descente des couleurs, cérémonies, etc ......

Un très bel événement






































 

 Mercier est l’une des marques prestigieuses qui a fait la renommée de Saint-Étienne. La capitale de la Loire n’est ainsi pas seulement le berceau des Verts, de Manufrance, de la mine hier et du design aujourd’hui. Elle l'est aussi d'un fabricant de vélos qui a régné sur cette industrie au début du XXe siècle et jusqu'au milieu des années 1980 : Mercier.

Les établissement Mercier sont nés en 1919. Émile Mercier a 20 ans. Il s'associe, rue du Vernay à Saint-Étienne, avec Ribaud et les frères Paret dans la fabrication d'axes et de cuvettes de pédalier. Dès 1924, il rachète les parts de ses associés et étend l'activité aux cadres, rue Gutenberg. Avec ses 2 frères, Constant et Marcel, le jeune Émile Mercier réorganise complètement les ateliers. L'assemblage de cycles complets arrive au tournant des années 1930.

La saga Mercier est lancée et l'entreprise va progressivement devenir l'une des premières du marché français.

En 1931, l'usine Mercier grandit encore et se dote d'un atelier dédié à l'émaillage et équipé de 15 fours. A l'exception des pneus et des selles, toutes les pièces des vélos sont fabriquées localement. De 7000 cadres en 1921, la production passe à 26000 en 1925, 45000 en 1929, 65000 en 1931, 105000 en 1933.

L’entreprise se dote d’une devise «Bien faire et laisser dire». Chez Ravat, autre fabricant stéphanois, c'est «Faire bien et toujours mieux». Pour sa production de vélos, Manufrance choisit «Savoir faire et le faire savoir» !! 

En 1929, les établissements Mercier assurent une production de 45000 cadres par an, soit «un cadre toutes les 2 minutes 31 !!

La production se fait en grande série mais la part vendue à l'étranger, importante, commence à être concurrencée par l'Angleterre et l'Allemagne. L'export français est handicapé par des taxes élevées pour les fabricants et le transport coûte cher.

Mercier se spécialise dans le vélo de course haut de gamme. En 1933, la marque se dote d'une équipe cycliste professionnelle. En 1935, elle participe à son premier Tour de France. Il y en aura beaucoup d'autres. Elle connaîtra son apogée dans les années 60, grâce à Raymond Poulidor. 

C'est le moment pour Mercier de s’essayer aussi à la fabrication des vélomoteurs entre 1950 et 1959. 

La décennie des années 70 marque un tournant pour l'entreprise Mercier. D'abord l'historique créateur alors âgé de 71 ans, Émile, cède la direction. Il passe le relais à son fils, Edmond. Ses deux frères sont décédés. Constant en 1953 et Marcel en 1960. 

A l'occasion de leur cinquantième anniversaire, les établissements Mercier s’étendent encore. Une nouvelle usine de 12000m2 est inaugurée avec l'objectif d'une production annuelle d'au moins 120000 bicyclettes.

L'automatisation est poussée. La production atteint 130000 unités dès 1972 dont «35% de vélos d’enfants, 10% de vélos pliants (en nette régression) et 55% de vélos demi-course». 

En 1973, la production passe à 150000 unités. Les établissements Mercier sont à leur apogée et leurs vélos rencontrent un grand succès populaire. Malgré tout, même avec une production recentrée sur la bicyclette, Mercier reste loin derrière Motobécane et Peugeot. Mercier perd même sa place de 3e producteur français.

Les années 70 sont celles de la chute de la production nationale de cycles. Les exportations s’effondrent quasi de moitié entre 1974 et 1975.

Dans le domaine de la construction, la région stéphanoise n’assure plus que 12% du total national en 1977. Mercier se situe au 5e rang des constructeurs français (99400 unités) ; France-Loire est 6e (79500 unités) ; Manufrance est 9e (36200) et Cizeron 10e (18000). A titre de comparaison, les cycles Peugeot produisent 660500 unités.

La production nationale continue de chuter. Mercier n'échappe pas à la tendance. Le marché des vélos classiques est saturé, et le pouvoir d’achat est en baisse. La mode des loisirs va à d'autres sports comme le tennis...

En mars 1983, les horaires hebdomadaires sont réduits de 24h chez Mercier. L'entreprise a recours à ses premiers licenciements (145 personnes). L’apparition du chômage technique accentuent les difficultés de trésorerie. En 1983, les bicyclettes conçues pour les équipes professionnelles ne possèdent plus un composant stéphanois. Il a assuré la notoriété de la maison pendant des années, mais le service course devenu trop coûteux est définitivement abandonné en 1984. 

Les difficultés s'accumulent. La concurrence italienne et japonaise est très forte. Arrive le «mountain bike» des États-Unis...

Pour sauver le cycle français, la profession propose «une mise en commun du potentiel existant». Pour ménager les susceptibilités et connaissant le tissu stéphanois, on évoque «le respect d’une certaine autonomie des uns et des autres» et implore «une coopération» plutôt qu’une «fusion». Edmond Mercier refuse «un regroupement de moribonds». Il ne demande «qu’une aide momentanée» et préfère «se battre pour rester indépendant». 

Pour rester dans la course, Mercier présente sans succès un nouveau modèle: le VéloTonic qui tient à la fois du vélo d’appartement (avec un système de béquilles et de molettes qui bloquent la résistance de la roue arrière) et du vélo de promenade (retournement du système de béquilles qui devient porte-bagage). 

En 1984, une société nouvelle des cycles Mercier est constituée.  Elle déposera définitivement le bilan le 18 novembre 1985. Même hécatombe parmi les constructeurs stéphanois. C’est la fin de Cizeron fondés en 1928, puis de la SCOPD Manufrance.

Seule France-Loire a pu redémarrer en septembre 1984 en société anonyme à participation ouvrière. En juillet 1986, elle rachète la marque Mercier et continue de fabriquer des vélos à Andrézieux-Bouthéon. Mercier France-Loire réserve l’essentiel de sa production de vélos, vélos enfant et VTT aux grandes surfaces.

En 1991, France-Loire passe ensuite entre les mains d'un groupe néerlandais Atag qui deviendra Acell.  De 226 salariés en 1973, et après quelques soubresauts, l’entreprise compte 31 salariés en 2011 à Saint-Cyprien et devient une filiale des cycles Lapierre.

La marque Mercier est vendue en 2008 au fonds d'investissements Starship Investments.

C'est cette société luxembourgeoise qui a relancé la production de Cycles Mercier dans les Ardennes, sous les marques «Poulidor» et «Zoetemelk».








 

 

vendredi 11 septembre 2026

 Il m'a été demandé des comptes par une bande de filles jalouses de voir leurs mecs caresser leur écran tous les vendredis soirs.

En effet, ces jalouses voudraient voir de temps en temps autre chose que des filles dénudées sur l'écran de leur conjoint.
Donc ce vendredi soir, c'est pas pin up, mais une chose devenue très rare, hélas pas tellement en bon état, mais qui a traversé les décennies comme elle a pu.
Se dégonflant lentement, sous la poussière
Sans doute jamais restaurée, elle devrait finir sa vie dans cette grange, seule .....
Triste fin ....
Le deuxième truc, c'est une Cox !!



Rue Arch, Philadelphie, Pennsylvanie, 1959.


 


 


Sculpture en fer de Georges Bruchet, Montarcher (Loire)