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dimanche 22 septembre 2019
Euskadi °25
Aujourd'hui que vous avez le temps de lire (!!!), j'ai eu envie de vous faire le portrait d'un personnage; Agnès Souret.
Je suis tombé sur la tombe (c'est le cas de le dire !!) de ce personnage particulier dans le cimetière d'Espelette (64).
Agnès Souret, née en à Bayonne et morte en septembre 1928 en Argentine, est un mannequin français. Elle est la première Miss France, élue en 1920, alors appelée « la plus belle femme de France ».
Née le à Bayonne, elle est la fille illégitime de Marguerite Souret, âgée de 20 ans, sans profession, non mariée, domiciliée dans cette même ville.
Elle porte le patronyme de son arrière-grand-père maternel, Henri Souret, un Béarnais agent des douanes dans le village de Bidarray, époux de Jeanne Carrica native du hameau d'Etxavé, au village d'Ossès. Au moment de son élection, elle habite avec sa mère le village d’Espelette.
En 1920, le concours de « la plus belle femme de France » est créé. Agnès Souret envoie donc une photo d'elle, en communiante avec une courte lettre dans laquelle elle écrit : « Je n'ai que 17 ans, dites-moi si je dois traverser la France pour courir ma chance ». 2063 candidates se présentent pour les éliminatoires, à l'issue desquelles 49 jeunes filles sont sélectionnées. Agnès Souret a le teint clair, des yeux bruns et des cheveux châtain et mesure 1,68 mètre.
Agnès Souret est élue par 115000 voix, ou selon d'autres sources 198000. Dans Le Figaro, Hervé Lauwick dit d'elle « Le ciel lui avait donné, outre une beauté éblouissante qu'on pouvait ne pas aimer, mais certaine, infiniment de sagesse et de bonté ; elle avait ce don précieux et rare entre tous les dons: un heureux caractère, que nul mouvement d'humeur n'a jamais troublé. Nous ne connaissons guère, pour être dans ce cas, qu'une seule femme illustre par sa beauté, à laquelle on pourrait peut-être en ajouter deux, mais surement pas trois, dans le monde entier. C'est si dangereux d'être trop belle ; et l'orgueil vient si vite au cœur humain ! »
Comme son idole Sarah Bernhardt, Agnès Souret rêve de la scène. Sa première tentative au cinéma est un premier rôle dans le film Le Lys du Mont Saint Michel, qui est un cuisant échec.
Elle travaille alors comme modiste chez Madeleine et Madeleine, puis poursuit sa carrière artistique dans le domaine de la danse en devenant, comme sa mère avant elle, danseuse au ballet de l'Opéra de Monte-Carlo. Elle est ensuite meneuse de revue aux Folies Bergère, à Paris. Pendant ce temps, entre ses revues et tournées, Agnès Souret revient de temps à autre dans son Pays basque natal, où elle aime se promener sur la croisette de Biarritz, à cheval ou avec son chien Cricri. C'est à cette époque que la maison de famille d'Espelette est renommée Ederrena, ce qui signifie « la plus belle ».
Alors qu'elle effectue une tournée en Argentine, Agnès Souret meurt d'une péritonite le 14 août 1928. Pour rapatrier sa dépouille et lui offrir un caveau dans le cimetière d'Espelette, sa mère vend alors tous ses biens, dont la maison Ederrena.
Sa tombe Art Déco, réalisée par le sculpteur Lucien Danglade, est un petit édifice évoquant un édicule antique, en marbre rose, décoré d'un vitrail. Elle est répertoriée à l'inventaire des monuments historiques.
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