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lundi 20 janvier 2020

ça s'est passé un 20 janvier, il y a 25 ans.


19h20, le soir du 20 janvier 1992. Le vol 5148 d'Air Inter parti à 18h30 de Lyon-Satolas est en attente pour pouvoir atterrir sur la piste de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim. Il compte à son bord 90 passagers et 6 membres d'équipage.
La météo n'est pas bonne ce soir-là : la visibilité est faible en raison d'un épais brouillard et la nuit est déjà tombée en ce mois de janvier.
Pour préparer son atterrissage, l'avion entreprend un demi-tour qui impose de survoler le mont Sainte-Odile. Alors que l'appareil entreprend son dernier virage pour se mettre dans l'axe de la piste, la tour de contrôle d'Entzheim perd le signal.
L'avion s'est écrasé à 800 mètres d'altitude, à une vitesse de 345 km/h (190 nœuds) au lieu-dit La Bloss, sur la commune de Barr, à 3 kilomètres du mont Sainte-Odile en Alsace.
Seules neuf personnes ont survécu au crash : 8 passagers et une hôtesse de l'air. Deux autres victimes étaient vivantes après le crash mais sont décédées pendant leur transport à l'hôpital.
Dix minutes après la perte du signal de l'avion, des plans d'urgence sont déclenchés par la préfecture et l'Armée. Mais la localisation de l'appareil s'avère extrêmement compliquée : il s'est écrasé en plein colline boisée, de nuit, dans le brouillard, loin de tout habitat et à 1500 mètres de toute voie carrossables. Et la balise Argos de l'avion a été détruite dans l'accident.
Ce sont des civils et un journaliste qui découvrent le lieu du crash, trois heures après l'accident. Les gendarmes arrivent enfin sur site vers 22h30. Les rescapés sont évacués ou médicalisés sur place. Car l'accès au site est difficile : les voies d'accès sont en mauvais état, étroites, et encombrées par de nombreux véhicules de curieux venus voir ce qu'il se passait.
Les conditions météo compliquent encore les interventions : la température est de -5°, il y a du vent, il neige et la zone est en plein brouillard.
Les rescapés ne sont évacués vers les hôpitaux qu'aux alentours d'1h30 du matin.


Il s'est écoulé 4h30 entre le crash et l'évacuation vers les hôpitaux. Certains rescapés sont morts durant ce laps de temps.
Une erreur de pilotage serait la cause déterminante de la catastrophe. Le BEA (Bureau Enquête Analyse) a retenu comme hypothèse la plus probable une erreur de programmation du pilotage automatique par l'équipage qui l'aurait induit en erreur au moment de l'amorce de la descente et de la mise de l'appareil dans l'axe de la piste d'atterrissage. Le BEA a également mis en cause le système de navigation (VOR), un manque de clarté des informations et un non-respect des procédures du contrôleur aérien militaire, et l'absence d'une alerte de proximité du sol (GPWS) dont étaient alors dépourvus les avions d'Air Inter.

Après cette catastrophe du Mont Saint-Odile, la présence d'une balise de localisation d'urgence, à déclenchement automatique en cas de crash, est devenue obligatoire à bord de tous les avions commerciaux.
L'ergonomie de l'affichage du tableau de bord a été modifiée sur les Airbus pour prévenir une nouvelle erreur de pilotage liée à une mauvaise lecture des cadrans.
Tous les avions sont désormais équipés d'un système GPWS.



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