19h20, le soir du 20 janvier 1992. Le vol 5148
d'Air Inter parti à 18h30 de Lyon-Satolas est en attente pour pouvoir atterrir
sur la piste de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim. Il compte à son bord 90
passagers et 6 membres d'équipage.
La météo n'est pas bonne ce soir-là : la visibilité est faible en raison d'un épais brouillard et la nuit est déjà tombée en ce mois de janvier.
Pour préparer son atterrissage, l'avion entreprend un demi-tour qui impose de survoler le mont Sainte-Odile. Alors que l'appareil entreprend son dernier virage pour se mettre dans l'axe de la piste, la tour de contrôle d'Entzheim perd le signal.
L'avion s'est écrasé à 800 mètres d'altitude, à une vitesse de 345 km/h (190 nœuds) au lieu-dit La Bloss, sur la commune de Barr, à 3 kilomètres du mont Sainte-Odile en Alsace.
La météo n'est pas bonne ce soir-là : la visibilité est faible en raison d'un épais brouillard et la nuit est déjà tombée en ce mois de janvier.
Pour préparer son atterrissage, l'avion entreprend un demi-tour qui impose de survoler le mont Sainte-Odile. Alors que l'appareil entreprend son dernier virage pour se mettre dans l'axe de la piste, la tour de contrôle d'Entzheim perd le signal.
L'avion s'est écrasé à 800 mètres d'altitude, à une vitesse de 345 km/h (190 nœuds) au lieu-dit La Bloss, sur la commune de Barr, à 3 kilomètres du mont Sainte-Odile en Alsace.
Seules neuf personnes ont survécu au crash : 8
passagers et une hôtesse de l'air. Deux autres victimes étaient vivantes après
le crash mais sont décédées pendant leur transport à l'hôpital.
Dix minutes après la perte du signal de l'avion,
des plans d'urgence sont déclenchés par la préfecture et l'Armée. Mais la
localisation de l'appareil s'avère extrêmement compliquée : il s'est écrasé en
plein colline boisée, de nuit, dans le brouillard, loin de tout habitat et à 1500
mètres de toute voie carrossables. Et la balise Argos de l'avion a été détruite
dans l'accident.
Ce sont des civils et un journaliste qui
découvrent le lieu du crash, trois heures après l'accident. Les gendarmes
arrivent enfin sur site vers 22h30. Les rescapés sont évacués ou médicalisés
sur place. Car l'accès au site est difficile : les voies d'accès sont en
mauvais état, étroites, et encombrées par de nombreux véhicules de curieux
venus voir ce qu'il se passait.
Les conditions météo compliquent encore les interventions : la température est de -5°, il y a du vent, il neige et la zone est en plein brouillard.
Les rescapés ne sont évacués vers les hôpitaux qu'aux alentours d'1h30 du matin.
Les conditions météo compliquent encore les interventions : la température est de -5°, il y a du vent, il neige et la zone est en plein brouillard.
Les rescapés ne sont évacués vers les hôpitaux qu'aux alentours d'1h30 du matin.
Il s'est écoulé 4h30 entre le crash et l'évacuation vers les hôpitaux. Certains rescapés sont morts durant ce laps de temps.
Une erreur de pilotage serait la cause
déterminante de la catastrophe. Le BEA (Bureau Enquête Analyse) a retenu comme
hypothèse la plus probable une erreur de programmation du pilotage automatique
par l'équipage qui l'aurait induit en erreur au moment de l'amorce de la
descente et de la mise de l'appareil dans l'axe de la piste d'atterrissage. Le
BEA a également mis en cause le système de navigation (VOR), un manque de
clarté des informations et un non-respect des procédures du contrôleur aérien
militaire, et l'absence d'une alerte de proximité du sol (GPWS) dont étaient
alors dépourvus les avions d'Air Inter.
Après cette catastrophe du Mont Saint-Odile, la présence d'une balise de
localisation d'urgence, à déclenchement automatique en cas de crash, est
devenue obligatoire à bord de tous les avions commerciaux.
L'ergonomie de l'affichage du tableau de bord a été modifiée sur les Airbus pour prévenir une nouvelle erreur de pilotage liée à une mauvaise lecture des cadrans.
Tous les avions sont désormais équipés d'un système GPWS.
L'ergonomie de l'affichage du tableau de bord a été modifiée sur les Airbus pour prévenir une nouvelle erreur de pilotage liée à une mauvaise lecture des cadrans.
Tous les avions sont désormais équipés d'un système GPWS.



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