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mardi 14 janvier 2020

Il y a 34 ans, à la minute près !!


Le 14 janvier 1986, le Paris-Dakar est endeuillé. Thierry Sabine, créateur de la compétition, le chanteur Daniel Balavoine, le pilote et deux passagers, dont une journaliste, trouvent la mort dans un terrible accident d'hélicoptère.


La journée fatale : 4H du matin, la 14e étape débute. L'épreuve, qui relie Niamey-Gourma-Rharous (Mali) est longue de 843 kilomètres. Le climat est capricieux, un vent de sable se lève. Daniel Balavoine, qui avait disputé le rallye comme pilote en 1983 et 1985, ne participait pas cette fois à la course mais était présent à des fins humanitaires.
La matinée bien entamée, Thierry Sabine et l'interprète de L'Aziza se rejoignent à l'aéroport de Niamey afin de partir pour la ville de Gao. Arrivés à 10 h 30, ils s'entretiennent avec le gouverneur malien au sujet des pompes à eau. Les discussions s'animent. Les autorités bloquent les camions de l'organisation humanitaire Paris du cœur qui ne peuvent faire route vers le Mali. L'heure tourne, 14 heures sonnent.
Daniel Balavoine et le créateur du Dakar partent ensuite ensemble donner le coup d'envoi d'un match de football opposant l'équipe de Gao à celle de Mopti organisé dans le cadre du Paris-Dakar. L'hélicoptère blanc de Thierry Sabine, piloté par François-Xavier Bagnoud, est alors prêt à rejoindre la course mais la cérémonie s'éternise d'autant que, le gouverneur ayant fait le déplacement, le chanteur en profite pour poursuivre les négociations.
L'hélicoptère décolle deux heures plus tard en direction de bivouac de Gourma-Rharous, arrivée de l'étape, situé à 250 kilomètres de là. À son bord, Thierry Sabine a invité la journaliste du Journal du dimanche Nathalie Odent, technicien radio de RTL Jean-Paul Le Fur. Jean-Luc Roy, journaliste des sports mécaniques, devait également rejoindre l'équipage. Mais cède au dernier moment sa place à Daniel Balavoine.
Les conditions climatiques se détériorent. La nuit commence à tomber. Il est 18h, l'hélicoptère se pose une première fois à Gossi au départ de la deuxième épreuve chronométrée. Malgré les bourrasques de vent, ils repartent dans les airs.
Le pilote décide d'atterrir vingt-deux kilomètres avant la destination de Gourma-Rharous. Toute progression est désormais impossible. Volant en rase-mottes et balayé par les bourrasques, l'engin désorienté tacle par trois fois, avec l'avant de ses patins, le sommet d'une dune. Rapidement déstabilisé, l'hélicoptère bascule vers l'avant et se désintègre sur près de 150 mètres après plusieurs loopings en plein désert. Il est alors 19h20: tous les passagers meurent sur le coup.


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