22 AOUT 1944
Depuis plusieurs jours les troupes allemandes se replient depuis Le Puy, qu’elles ont quitté le 18 août au matin, vers Saint-Etienne et Lyon.
Les maquisards des Armées Secrètes d’Ambert, du Puy de Dôme, de la Loire se préparent pour intercepter cette colonne allemande lourdement équipée.
Les Allemands sont harcelés que ce soit à Polignac, à Bellevue la Montagne, à Chomelix, Craponne sur Arzon, Usson en Forez. A chaque fois des morts se comptent dans les deux camps. Les Résistants plus rapides harcèlent sans relâche le convoi qui se déplace difficilement.
Les maquisards des Armées Secrètes d’Ambert, du Puy de Dôme, de la Loire se préparent pour intercepter cette colonne allemande lourdement équipée.
Les Allemands sont harcelés que ce soit à Polignac, à Bellevue la Montagne, à Chomelix, Craponne sur Arzon, Usson en Forez. A chaque fois des morts se comptent dans les deux camps. Les Résistants plus rapides harcèlent sans relâche le convoi qui se déplace difficilement.
Le commandant Marey, enfant du pays puisque né à Merle, connait parfaitement la campagne environnante. Et Les Allemands ayant réussis à parvenir jusqu’aux abords d’Estivareilles, c’est là que Marey et ses hommes se sont mis en place, ayant pris soins de saboter des ponts susceptibles d’être empruntés par la colonne ennemie.
Au matin du 21 aout 44, les affrontements font rage. Par petits groupes, les soldats de l’Armée Secrète harcèlent les Allemands, qui bien qu’entrés dans Estivareilles, sont pris au piège. L’impression donnée par les maquisards d’être si nombreux que les Allemands doutent.
Le colonel Metger qui dirige cette armée en déroute veut négocier. Rendez-vous est pris à la ferme de Pommier entre Apinac et Estivareilles. Les deux camps se font face à quelques centaines de mètres.
Metger après avoir eu la certitude que ses hommes seront traités en prisonniers de guerre accepte la reddition.
Le commandant Marey, craignant que le moindre incident remette tout en question, invite l’officier allemand à diner à son PC situé à Merle « le café Jasserand ». Malgré l’heure tardive le café est encore ouvert.
Au cours du repas, le chef d’état-major des Allemands vient lui dire que ses hommes refusent la reddition. Marey demande alors un carnet et un stylo et dicte les conditions de la reddition qu’il fait signer sur le champ.
Les hommes de l’A.S. ont gagné.
Metger après avoir eu la certitude que ses hommes seront traités en prisonniers de guerre accepte la reddition.
Le commandant Marey, craignant que le moindre incident remette tout en question, invite l’officier allemand à diner à son PC situé à Merle « le café Jasserand ». Malgré l’heure tardive le café est encore ouvert.
Au cours du repas, le chef d’état-major des Allemands vient lui dire que ses hommes refusent la reddition. Marey demande alors un carnet et un stylo et dicte les conditions de la reddition qu’il fait signer sur le champ.
Les hommes de l’A.S. ont gagné.
Certes, Estivareilles et Merle ne sont pas le Mont Mouchet ou le Vercors. Mais la bataille de l’été 44 sur les hautes terres du Velay et du Forez illustre parfaitement l’engagement des « terroristes » de la Résistance Française. En ces journées décisives pour la libération du département de la Loire, ce sont tous les groupes clandestins qui agissent au grand jour en parfaite coordination, pour stopper des forces d’occupation bien supérieures en nombre et en armement.
Le Mango devant le fameux café, à Merle, en 2018

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